Les erreurs à éviter lors de la mise en vente de son bien
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Mettre un bien immobilier en vente ne consiste pas simplement à publier une annonce et attendre les visites. Une vente se prépare, et certaines erreurs peuvent ralentir considérablement le projet, voire conduire à une négociation plus importante que prévu.
Voici les principales erreurs à éviter pour mettre toutes les chances de son côté.
1. Fixer un prix trop élevé
C’est l’une des erreurs les plus fréquentes.
Un prix de vente trop élevé peut sembler rassurant au départ, mais il risque surtout de décourager les acquéreurs dès les premières semaines de commercialisation.
Or, c’est souvent au lancement de l’annonce que le bien bénéficie de la plus forte visibilité.
Un bien affiché trop cher peut rester longtemps sur le marché, donner l’impression qu’il présente un défaut ou conduire ensuite à plusieurs baisses de prix.
L’objectif d’une estimation professionnelle est donc de définir un prix cohérent avec :
- les caractéristiques du bien ;
- son emplacement ;
- son état général ;
- les prestations proposées ;
- les biens actuellement en vente ;
- et surtout les ventes réellement réalisées sur le secteur.
2. Négliger la présentation du bien
Les premières secondes sont déterminantes.
Des pièces encombrées, trop personnalisées ou insuffisamment lumineuses peuvent empêcher les acquéreurs de se projeter.
Avant les photos et les visites, il est donc conseillé de :
- ranger et désencombrer ;
- nettoyer soigneusement ;
- effectuer les petites réparations visibles ;
- ouvrir les volets et laisser entrer la lumière ;
- valoriser les extérieurs.
Il n’est pas toujours nécessaire d’entreprendre de gros travaux. Quelques ajustements peuvent parfois suffire à transformer la perception d’un bien.
3. Sous-estimer l’importance des photos
Aujourd’hui, la première visite d’un bien se fait presque toujours en ligne.
Des photos sombres, mal cadrées ou peu valorisantes peuvent réduire considérablement le nombre de contacts, même lorsque le bien présente de nombreux atouts.
Des photographies de qualité permettent au contraire de mettre en avant les volumes, la luminosité, les extérieurs et les points forts de la maison ou de l’appartement.
La présentation visuelle de l’annonce est donc une véritable étape de commercialisation.
4. Cacher les défauts du bien
Une fissure, un problème d’humidité, une toiture ancienne ou des travaux à prévoir ne doivent pas être dissimulés.
Les acquéreurs finiront généralement par les constater au cours des visites, des diagnostics ou des échanges avec les professionnels.
Mieux vaut les présenter de manière transparente tout en expliquant les solutions possibles.
Cette transparence permet d’instaurer un climat de confiance et d’éviter les mauvaises surprises lors de la négociation ou de la signature.
5. Ne pas préparer les documents nécessaires
Une vente peut être retardée simplement parce que certains documents ne sont pas disponibles.
Selon le bien, il peut notamment être nécessaire de réunir :
- le titre de propriété ;
- les diagnostics immobiliers ;
- les documents relatifs à l’assainissement ;
- les factures de travaux ;
- les autorisations d’urbanisme ;
- les plans ;
- les documents de copropriété lorsqu’il s’agit d’un appartement.
Anticiper ces éléments permet de sécuriser la transaction et de gagner un temps précieux lorsqu’une offre est acceptée.
6. Être trop présent pendant les visites
Il peut être tentant pour un propriétaire de vouloir expliquer lui-même chaque détail de sa maison.
Mais une présence trop importante peut parfois empêcher les acquéreurs de s’exprimer librement ou de se projeter.
Une visite menée par un professionnel permet généralement aux visiteurs de poser davantage de questions et de partager plus facilement leurs impressions.
Cela permet également de mieux identifier leurs éventuelles objections.
7. Refuser toute négociation
Une offre inférieure au prix affiché ne signifie pas nécessairement qu’un acquéreur n’est pas intéressé.
La négociation fait partie de nombreux projets immobiliers.
Il est important d’analyser une offre dans son ensemble :
- le montant proposé ;
- le financement ;
- l’apport personnel ;
- les conditions suspensives ;
- le calendrier envisagé ;
- la situation de l’acquéreur.
Une offre légèrement inférieure mais parfaitement sécurisée peut parfois être plus intéressante qu’une offre au prix avec un financement fragile.
8. Multiplier les annonces avec des informations différentes
Lorsqu’un bien apparaît sur plusieurs sites avec des prix, des photos ou des descriptions différents, cela peut créer de la confusion.
Les acquéreurs peuvent également se demander pourquoi le bien est proposé par plusieurs interlocuteurs.
Une stratégie de commercialisation cohérente permet de préserver l’image du bien et de mieux maîtriser les échanges avec les acquéreurs.
Bien préparer sa vente pour vendre dans de bonnes conditions
Chaque bien est unique et chaque projet de vente mérite une stratégie adaptée.
Le rôle d’un professionnel de l’immobilier est notamment d’aider le propriétaire à déterminer le bon positionnement de prix, à préparer le bien, à organiser sa commercialisation et à sécuriser les différentes étapes de la transaction.
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